L'histoire de la fabrication des insignes ne commence pas en 1960, lors de la création de la Fr. Solanus Guild. Elle remonte au 16 août 1934, date à laquelle une femme du nom d'Elenore Zahler épousa Clarence Geiger. Le couple s'installa à Cleveland et eut trois enfants. Clarence travaillait pour une compagnie ferroviaire et a par la suite reçu un diagnostic de sclérose en plaques, qui l'a rendu incapable d'avaler. Les médecins avaient prédit sa mort, mais Clarence a été guéri. Elenore est convaincue que c'est grâce à la prière.
En signe de gratitude pour la guérison de son mari, Elenore s’engagea à promouvoir la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Elle commença à fabriquer et à distribuer des médailles du Sacré-Cœur. Pour réaliser les enveloppes en plastique, elle avait besoin d’une machine capable de percer des trous afin de pouvoir coudre les bords ensemble. Elenore se procura une poinçonneuse manuelle qu’elle installa dans sa salle à manger. Plus tard, elle acquit une machine électrique pesant environ sept tonnes et transféra l’atelier dans son sous-sol.
Au début, il était difficile de se procurer du plastique, car c'était pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle grattait l'image des films de radiographie pour récupérer le plastique qui se trouvait en dessous. Ses parents, son mari et ses enfants adoptifs l'aidaient dans ce travail.
Toute cette expérience et ce savoir-faire étaient déjà en place lorsque la Guilde a dû augmenter la production d’insignes commémoratifs. À ses débuts, Dorothy Fletcher, secrétaire de la Guilde, a coordonné le travail des membres pour qu’ils découpent à la main les images ovales et les pièces en plastique. Elenore a fidèlement fourni les pièces en plastique pendant de nombreuses années.
Aujourd'hui, les badges sont découpés à l'aide d'une machine de découpe de haute technologie capable de produire jusqu'à 4 000 pièces par heure. Chaque badge est ensuite assemblé à la main, avec soin et individuellement.
À l’origine, ce minuscule morceau de tissu provenait de l’habit même du père Solanus (relique de 2e classe). Vers 1996-1997, lorsque ce tissu n’était plus disponible, nous avons commencé à utiliser un tissu marron qui est béni et mis en contact avec la tombe du père Solanus (relique de 3e classe).
Ce petit échantillon est ensuite collé au dos de la photo, comme indiqué (sa taille réelle est d'environ 1,75″ x 2,25″).
Au départ, les pièces avant et arrière étaient imprimées séparément et chaque ovale était découpé à la main. Aujourd’hui, elles sont imprimées recto-verso sur des feuilles puis découpées à l’emporte-pièce, avant d’être soigneusement séparées une à une.
Cette pièce est ensuite prise en sandwich entre deux “ plastiques ” et les bords sont assemblés au crochet. Chaque insigne est unique. Il peut se glisser dans un portefeuille ou une poche. Certains sont munis d’une boucle permettant de l’épingler sur une blouse d’hôpital ou d’y passer un cordon. C’est un symbole de la foi du père Solanus, comme en témoignent ses dernières paroles imprimées au dos : ’ Je remets mon âme à Jésus-Christ. “
L'insigne-relique est un souvenir du père Solanus. C'est un lien concret avec la tombe où nous prions pour obtenir son intercession. C'est également un symbole personnel du candidat à la canonisation qui prie pour nous et intercède auprès de Dieu en notre faveur lorsque nous le lui demandons. Une idée fausse courante consiste à penser que les insignes de relique de 3e classe “ ne valent pas autant ” que la relique originale de 2e classe, mais il faut se rappeler que ce n’est pas le tissu qui apporte la guérison. Ce sont notre foi en Dieu, la puissance de la prière et notre courage d’agir. Il est bon de se rappeler en toutes circonstances que “ nous n’obtenons peut-être pas ce que nous voulons, mais Dieu nous donne toujours ce dont nous avons besoin ”.”
Certaines personnes aiment tenir leur insigne dans les moments de souffrance, d'épreuve ou de difficulté. Le tenir pendant une intervention médicale ou une situation difficile nous apporte du réconfort. L'insigne symbolise l'espoir tout en renforçant notre foi.
Au fil des ans, des centaines d’hommes et de femmes ont consacré de longues heures de travail dévoué à la fabrication de ces insignes-reliques, mais tous ceux qui participent à ce processus s’accordent à dire que c’est un honneur, une forme de prière, et qu’il est réconfortant de savoir que cela peut aider d’autres personnes d’une manière ou d’une autre.
Nous remercions tous ceux qui ont consacré leur temps et leur énergie à la fabrication de ces insignes, dont la demande est aujourd’hui plus forte que jamais. À ce jour, plus de deux millions d’insignes ont été fabriqués à la main et remis à des fidèles du monde entier.
Les insignes commémoratifs ne sont pas à vendre. “ Il est strictement interdit de vendre des reliques sacrées ”, selon le droit canonique (canon 1190 : “ Sacras reliquias vendere nefas est. ”). Nous les offrons gratuitement à ceux qui vouent une dévotion au père Solanus.
eBay et d'autres sites Internet proposent parfois à la vente des insignes anciens. Nous ne pouvons pas mettre fin à ces ventes non autorisées ; c'est pourquoi nous prions pour ces vendeurs, afin qu'ils reconsidèrent cet acte irrespectueux et sans scrupules qui consiste à vendre des objets bénis dans un but lucratif. Merci.