Entouré de mystère
Bienheureux Solanus Casey
Réflexion sur la Confrérie du Père Solanus par le frère George Kooran, OFM Cap. – 10 avril 2026
Joyeuses Pâques à tous et à toutes.
Nous avons parcouru le chemin du Carême, qui nous a conduits à la Semaine Sainte, dont le point culminant est le dimanche de Pâques. En résumé, nous avons médité sur la Passion, la Mort et la Résurrection de notre Seigneur. C’est ce que l’Église appelle le Mystères pascaux. Les mystères pascaux sont au cœur de la foi de l’Église. Selon les Écritures, le Christ devait souffrir, mourir et ressusciter (Lc 24, 26 ; Jn 20, 9). Il s’agit là en effet d’un mystère, c’est-à-dire de quelque chose qu’il n’est pas facile de comprendre pleinement.
L’Église nous appelle à placer notre foi en quelque chose que nous ne sommes pas en mesure de comprendre pleinement. Quand je pense à Solanus Casey, je crois qu’il comprenait très bien cette dimension mystérieuse de la réalité. Dans ses écrits, on rencontre souvent des expressions telles que “ de ce côté-ci du ciel ”. Même dans ses maximes les plus célèbres — “ Qu’importe où nous allons ? ” et “ Béni soit Dieu dans tous ses desseins ” —, on retrouve une acceptation de l’inconnu, du mystère.
Nos vies sont toujours entourées de mystère (non pas de secret, mais de profondeur divine). À travers sa propre expérience, il savait que Dieu était toujours présent sur les chemins sinueux qu’il devait parcourir — que Dieu avait un plan, et que s’il s’abandonnait à Lui, Dieu accomplirait Son œuvre à travers lui.
Au fil de ce cheminement spirituel qu’est le Carême, nous avons pris conscience, avec une conviction toujours plus grande, que l’ombre de la Croix plane sur nos vies. Tantôt elle se dresse, imposante et intense ; tantôt elle reste subtile et cachée. Solanus Casey a vécu profondément cette réalité pascale. Dans sa vie de simplex Ce prêtre, bien qu’il l’ait embrassée de tout son cœur, était également conscient de certaines limites. Dans sa simplicité, il était parfois victime d’incompréhension, voire de rejet de la part des autres. Il a également enduré des souffrances physiques dues à la maladie. C’est ainsi qu’il a vécu le mystère pascal du Christ dans son corps, son esprit et tout son être.
L'une de ses réflexions les plus marquantes est la suivante :
“ Quelle importance a la destination ? Où que nous allions, ne serons-nous pas là pour servir Dieu ? Et où que nous allions, n’aurons-nous pas Notre Seigneur dans le Saint-Sacrement à nos côtés ? N’est-ce pas suffisant pour nous rendre heureux ? ”
Ces mots semblent provenir d’un moment où il s’est peut-être senti déraciné ou déraciné. Oui, même dans sa vie, il y a eu des moments marqués par une profonde “ expérience de la mort ”.”
Tout comme François d’Assise — dont chaque franciscain est appelé à suivre les traces —, il est resté humble, pauvre, joyeux et doux. En effet, à l’instar de saint François, il était profondément enraciné dans le mystère pascal du Christ. C’est ce fondement qui lui a permis d’espérer, de faire confiance et d’aimer de manière héroïque.
Bienheureux Solanus, priez pour nous !